IE Warning
YOUR BROWSER IS OUT OF DATE!

This website uses the latest web technologies so it requires an up-to-date, fast browser!
Please try Firefox or Chrome!
 
 
 

Digestion du cheval : foin avant ou après les grains?

Par

 

0 commentaire

 

Divers

Avant de répondre à la question, j’aimerais souligner le fait que c’est via ses lèvres hyper mobiles que le cheval va trier de manière rigoureuse les aliments qu’il va ingérer et que du fait qu’il ne voit pas ce qui se trouve juste sous son nez, de par la localisation de ses yeux, ce sont ses vibrisses (les poils sensitifs situés sur ses lèvres) qui vont l’aider à orienter son choix.
Par conséquent, je rappelle qu’il est irréfléchi de couper ces vibrisses, parce qu’elles lui servent de “gps”!
Entrons maintenant dans le vif du sujet…. la digestion du cheval.
Elle commence dans la bouche, avec la salive.
Celle-ci est produite de façon continue, mais son rôle étant d’imbiber le bol alimentaire, sa production est stimulée lors de la mastication, c.-à-d. durant les repas.
Par ailleurs, la quantité secrétée dépend entre autres de la nature de l’aliment.
Elle est plus élevée si le cheval consomme du foin que des grains ou de l’herbe.
A ce sujet, je vais me permettre une double remarque.
Même si le fait de mouiller les grains peut s’avérer nécessaire (lorsque le cheval reçoit un complément sous forme de poudre, par exemple, afin d’empêcher que celui-ci ne passe par les voies respiratoires quand le cheval souffle sur ses aliments) ou justifié (lorsque le cheval souffre d’allergies respiratoires), je vous conseille de ne pas abuser de cette solution car cela peut entraver la production de salive et perturber la première étape de la digestion.
D’autre part, il convient d’être très prudent avec les chevaux gloutons, qui se ruent sur leurs repas et consomment trop vite leurs aliments, ne les imbibant pas suffisamment avant de les avaler, ce qui risque de provoquer des bouchons œsophagiens.

 

Pour éviter de genre d’incident, on conseille de mettre des galets, par exemple, dans la mangeoire pour ralentir l’ingestion.
Personnellement, je dépose quelques très grosses carottes, une betterave ou un gros bloc de sel/minéraux sur les grains, selon la saison et ce dont je dispose à ce moment-là.
Distribuer les aliments dans une mangeoire située au sol permet également de limiter le risque de bouchons et respecte le mode d’alimentation NATUREL du cheval.

Concernant la mastication des aliments, celle-ci est prévue par les prémolaires et les molaires pour cisailler, pour broyer longuement des fibres…. et non des grains.
Le deuxième élément important à retenir, à propos des dents du cheval, c’est qu’à l’exception des crochets, celles-ci poussent en continu tout au long de la vie du cheval.

 

Par conséquent, si le cheval ne reçoit pas une alimentation la plus proche possible de son régime alimentaire NATUREL (fibres!), il risque de rencontrer des problèmes de santé, tant physique que comportementale, comme les fameuses “surdents” (usure anormale des dents, causant des blessures dans la bouche, une mauvaise assimilation des aliments, un amaigrissement, des réticences à la manipulation et/ou au travail, des tensions musculaires partout dans le corps etc.), les ulcères gastriques, les coliques, ou toutes sortes de tics (à l’appui, troubles par rapport au mors, headshaking etc.).

 

Sachant que le cheval a besoin de plus d’une demi heure pour mastiquer un kilo de foin et d’à peine dix minutes pour un kilo de grains, que la mastication des fourrages nécessite quatre fois leur poids en salive et celle des grains une seule fois le leur, vous comprenez que le choix des fibres s’impose si on veut garder le système digestif de nos chevaux le plus sain et efficace possible.

Autre “erreur” que je constate souvent quand je vais donner des soins dans des écuries “classiques” et qui semble tellement ancrée dans les mœurs que de nombreuses personnes, qui suivent mes stages et/ou formations, sont encore surprises quand j’aborde le sujet…. c’est celle qui concerne l’ordre de distribution des aliments.
Je sais que par facilité (et par habitude, d’où le fait qu’on ne se pose plus la question, vu que “ça s’est toujours fait comme ça”), beaucoup de chevaux reçoivent grains et foin en même temps.
Or, les grains, s’ils sont nécessaires, devraient être distribués APRES le foin.
Et si cela n’est vraiment pas possible, il faudrait idéalement attendre DEUX HEURES avant de donner le foin (j’avoue ne pas apprécier cette option, toutefois, car elle est une cause potentielle d’ulcères et de frustration) pour que les grains soient digérés (préparation de leur digestion dans l’estomac, digestion dans l’intestin grêle) avant l’administration des fibres qui elles sont digérées dans le gros intestin.
Quand le cheval reçoit les deux types d’aliment en même temps, il privilégie évidemment les grains, souvent parce que ceux-ci sont plus appétissants.
Mais quand ceux-ci ne sont pas digérés à l’endroit du système digestif où il est prévu par la NATURE du cheval qu’ils le soient, parce qu’ils sont “poussés” par le foin qui les suit immédiatement après, non seulement, ils atteignent le gros intestin, ce qui augmente les fermentations et libère des gaz, source de coliques, entre autres, mais en plus, ils ne sont pas assimilés par l’organisme et ne profitent aucunement au cheval!
Il s’agit donc d’un GASPILLAGE…. d’argent…. et aussi et surtout…. du potentiel digestif du cheval….

 

Commentaires

Il n'y a aucun commentaire

Comments are closed.