IE Warning
YOUR BROWSER IS OUT OF DATE!

This website uses the latest web technologies so it requires an up-to-date, fast browser!
Please try Firefox or Chrome!
 
 
 

Au Coeur de nous-« m’aime » grâce à la relation avec notre « AMI-nal »

Par

 

0 commentaire

 

Equi-coaching

Par cet article, j’aimerais mettre sous les projecteurs l’intensité du lien qui nous unit à nos Complices équins, ce lien que j’aime qualifier de « centaurique », et permettre à un maximum de personnes de prendre conscience de la relation qui peut s’installer entre un humain et un cheval, un chien, un chat….

Je me souviens de la remarque d’une amie thérapeute, qui m’avait un jour demandé, au cours d’une séance de coaching/thérapie :

« Tu fais toujours les choses pour tes chevaux, pour tes chiens mais…. que fais-tu pour TOI ? »

Bien sûr, dans le contexte de l’époque et de mon accompagnement, sa question était pertinente.

Mais je pense que du fait qu’elle ne vit pas personnellement ce genre de lien, elle n’était pas à même de pouvoir réellement mesurer jusqu’à quel point peut nous mener l’échange avec l’animal, et le cheval, qui plus est.

Parce qu’il faut bien reconnaître, nous, les « Passionnés de Chevaux », que vu de l’extérieur, il peut être difficile de comprendre pourquoi un tel engouement, un tel dévouement, allant parfois jusqu’à ce que certains pourraient voir comme un sacrifice.

Tant de temps passé à l’écurie ou dans les prairies, en toutes saisons, qu’il vente, grêle ou gèle.

Tant d’argent dépensé pour nos compagnons, leur bien-être, leur pension, leur matériel.

Tant d’énergie à penser à eux, à nous inquiéter pour eux, à toujours vouloir plus et mieux pour eux…. eux, eux, eux.

Sans compter les chutes dans la boue,  les voitures transformées en sellerie ambulante, les mains, les doigts et les ongles abîmés, gercés, de couleur grise, noire, verte ou orange, en fonction du produit utilisé dernièrement pour les pieds, les crins ou le bobo de last minute de notre « Amour », notre « Bébé », notre « Fifille », notre « Chérie ».

On pourrait tomber dans le piège de croire que « tout ce que l’on fait » pour notre Ami cheval (notre Ami chien, notre Ami chat etc.) est la conséquence d’un manque d’attention, voire d’amour envers nous-même.

Dans certains cas, effectivement, surtout quand cette attitude, cette volonté, ce « besoin » de « faire » prend des proportions démesurées, dans l’excès, par exemple, cela est certainement vrai.

Mais très souvent, cette attention, cet amour que nous portons à notre cheval, et à tous nos animaux, d’ailleurs, nous reviennent tellement décuplés qu’indirectement, c’est de nous que nous nous occupons au travers de la relation avec notre ami.

.

.

Qu’il s’agisse du sdf et de son fidèle ami le chien, seul compagnon de route et d’infortune, qui lui insuffle suffisamment de courage pour continuer…. ou de l’épouse d’un richissime homme d’affaires, fort occupé et donc très peu « présent », dont le cheval, confiné au box, sous des couvertures ornées des plus jolis strass, sortant en concours haut de gamme, est l’une des seules raisons d’exister, de survivre…. ou, à un niveau plus moyen, de moi et de mon cheval, ou de vous et de votre animal, le contact rapproché avec l’animal, quand il est vécu dans le Cœur, transporte, transforme, transmute.

Lorsque la nature du lien est saine et authentique, la relation avec l’animal nous permet de (re)naître à nous, de nous aligner à qui nous sommes vraiment.

D’une part, le cheval, comme tout animal, ne juge pas.

A ses côtés, nous pouvons donc être tels que nous sommes vraiment, sans résistance aucune, en cohérence avec notre nature profonde.

Pas besoin de porter nos masques, par crainte d’être mal aimé, abandonné, rejeté, trahi, humilié.

La douceur et l’élégance du cheval nous offrent la représentation de l’amour maternel, qui nous est tellement vital.

Sa puissance et sa grandeur nous apportent l’image du soutien paternel, qui nous est tout aussi essentiel pour notre évolution personnelle.

.

.

Notre besoin d’amour et de reconnaissance étant non pas comblé mais bercé par cette « présence animale », nous pouvons alors nous sentir « aimables », dans le sens « pouvant être aimé », et peu à peu, nous apprenons à nous apprécier, à nous aimer, reconnaissant que nous sommes des êtres « parfaitement imparfaits », avec nos parts d’ombre et nos parts de lumière, les unes dansant avec les autres, telles le yang et le yin, la nuit et le jour, la naissance et la mort….

D’autre part, l’animal, et le cheval tout particulièrement, vit dans l’ « ici et maintenant » et nous guide au Cœur de nous-même, à la manière d’un voyage chamanique ou d’une séance d’hypnose, par exemple.

Il nous invite à plonger avec lui dans l’ins-temps présent, le seul qui importe vraiment, car hier n’est plus et demain n’est pas encore ; seul l’ins-temps présent est.

Grâce à lui, nous pouvons nous libérer quelque peu de notre mental, qui sans cesse nous enchaîne dans une tendance au jugement entre le « bien » et le « mal », dans la spirale de la dualité.

Ce mental qui nous pousse toujours à lutter contre quelque chose ou contre quelqu’un, car par peur du « mal », nous nous battons constamment, afin de trouver la paix, l’harmonie, l’ « é-ki-libre ».

Aux côtés du cheval, nous retrouvons toute notre liberté, propre et si chère à nos amis équins.

Nous nous apercevons que nous ne sommes nullement limités par ce mode de fonctionnement binaire et que nous sommes bien plus que cette dualité.

Le cheval, l’animal nous guident vers notre Trinité.

Déjà rien que le terme “animal”, dont l’origine latine « anima » signifie « âme, souffle », est révélateur de ce lien.

Pour citer Teilhard de Chardin, « nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine. »

L’expérience humaine ne se limite pas au mental.

Nous nous incarnons dans la matière (l’ « Âme à tiers ») pour expérimenter la dualité (2), en connexion avec notre part divine, notre Âme ( + 1).

En chaque homme coexistent le « bien » et le « mal ».

Chacun est capable des pires atrocités et également des actions les plus merveilleuses.

Toute création est pareille.

Elle contient en elle les deux extrêmes, ainsi que tous leurs degrés d’intensité, de part et d’autre d’un juste milieu, d’un « é ki libre » qui est à la fois le début et la conclusion de tout.

Parvenir à rester en « é ki libre », sur ce « point zéro », ce juste milieu, ce vide et plein en même temps, cet endroit de connexion subtile avec notre Âme est, selon moi, la clé d’un profond soulagement, d’une intense sérénité, d’un délicieux « bonne heure ».

Il s’agit là d’une source intarissable de bien Être, ce pour quoi nous sommes ici.

.

.

De la joie…. encore et toujours.

De la liberté…. toujours plus de liberté pour nous permettre, nous donner le droit d’être qui nous sommes vraiment.

De la paix…. afin de vivre en harmonie, en « é ki libre » avec l’univers qui nous entoure, dans un respect total de toute forme de vie, de « Tout ce qui est », à l’instar de nos amis les chevaux….

Commentaires

Il n'y a aucun commentaire

Comments are closed.