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Le shiatsu équin…. pour remercier le cheval…. et son dos qui nous porte….

Entre les deux extrêmes concernant le fait de monter sur le cheval, à savoir l’un qui soutient que cet animal n’est pas fait pour être monté et l’autre qui avance qu’on les monte depuis toujours, il y a toute une série de convictions et d’attitudes, et je retiendrai aujourd’hui celle qui me semble être au juste milieu, celle qui, en tout cas, est en harmonie, en « é-ki-libre » avec l’être humain que je suis en cet ins-temps présent.

Personnellement, j’ai un profond respect pour la nature du cheval, qui me fait penser, effectivement, que ce noble animal n’a pas à (sup)porter un humain sur son dos.

Néanmoins, chaque fois que mon corps est bercé par celui du cheval, « entre Ciel et Terre, à une hauteur…. qui n’existe pas » – pour reprendre la merveilleuse citation de Jérôme Garcin -, je ressens au plus profond de mon être un « bonne heure », un bien Être tellement suprêmes que je ne me sens pas (encore) prête – très égoïstement, je l’avoue ! – à me priver de cette relation symbiotique, de cette union centaurique.

Mais du coup, j’ai chaque jour plus « en Vie » de rendre au moins la pareille à ces chevaux qui nous offrent tant, à ces chevaux qui nous portent, supportent, transportent…. depuis toujours, en tous lieux et…. jusqu’au Coeur de nous-mêmes.

J’ai donc décidé, en cette journée mondiale dédiée à nos amis animaux, de lancer un cycle d’articles sur le shiatsu équin et sur les effets bénéfiques qu’en retirent nos amis.

Pour commencer la série, j’ai choisi de mettre les pleins feux sur ce dos, justement, qui nous porte, car tant au sens figuré qu’au sens propre, ces chevaux ont parfois tellement de « poids » à (sup)porter que leur dos les fait souffrir, plus ou moins fort, selon les cas.

Par ailleurs, les chevaux ayant une tendance naturelle à coopérer et une très grande capacité à endurer, à supporter, quand le mal de dos devient évident, souvent, il est déjà très tard…. parfois trop tard.

Aujourd’hui, donc, je souhaite vous proposer un tout premier exercice qui vous permettra, à l’instar de la MTC (Médecine traditionnelle chinoise), qui est une médecine préventive plutôt que curative, de contrôler si le dos de votre cheval est en bonne santé et d’éventuellement lui apporter un soulagement s’il vous montre qu’il en a besoin.

Cet article ne saurait évidemment pas traiter de toutes les innombrables causes de dorsalgies, mais je vais en citer quelques-unes tout de même, dont il faudra tenir compte si vous deviez constater des réactions de désagrément de la part de votre cheval lors de la réalisation de l’exercice présenté plus loin.

Le shiatsu, qu’il soit équin, canin, humain, s’inscrit dans une approche holistique, c.-à-d. qu’il est indispensable de prendre en considération l’environnement tout entier de l’animal, de la personne, sans quoi le traitement pourrait n’avoir que des effets limités, voire être voué à l’échec.

Par exemple, dans le contexte présentement abordé, il serait dommage de faire appel à un thérapeute shiatsu pour une dorsalgie provoquée par une selle mal adaptée sans envisager de changer de selle ou du moins de l’ajuster.

Ou encore, mettre tous ses espoirs dans un soin shiatsu dans le cas d’une dorsalgie en lien avec une douleur au niveau de l’estomac et ne pas modifier l’alimentation et/ou les conditions de vie qui provoquent le stress, serait à la limite d’un gaspillage de temps, d’énergie et d’argent.

De même, les boiteries à cause de soucis dans les pieds ou les membres ne peuvent pas non plus être réglées par un seul soin shiatsu s’il n’y a pas toute une coopération avec le maréchal/pareur et/ou le vétérinaire.

Enfin, n’espérez pas non plus que le shiatsu apporte la solution miracle sur un cheval travaillé la tête en l’air – à ce sujet, pensez à vérifier s’il n’a pas mal aux dents, si son mors ou son licol lui conviennent etc. – ou dont le cavalier présente une très forte dissymétrie dans son schéma corporel, et qui, même après le soin, continuera d’être monté tel qu’il l’a toujours été.

C’est entre autres parce qu’il nous amène à cette ouverture, à cette capacité d’acquérir une vue d’ensemble que j’affectionne énormément le shiatsu équin.

Je vous propose donc de commencer dès à présent et d’observer « autrement » votre cheval, d’écouter ce que lui et son dos vous murmurent….

formation shiatsu équin Belgique

Nous allons tout d’abord prendre contact avec le méridien Vessie – il y en a deux…. un à gauche et un à droite – et réaliser quelques gestes sur ce même méridien – des deux côtés donc -, qui est l’un des plus importants sur le corps du cheval.
Comme vous le constatez sur la photo, ce méridien est l’un des plus longs et il concerne l’ensemble du corps, de la tête jusqu’au bout des postérieurs, en passant par…. – vous l’aurez compris ! – le dos.
La partie qui va tout particulièrement nous intéresser aujourd’hui est celle qui s’étend du garrot jusqu’à la base de la queue.
C’est là que se trouvent les points « shu » – appelés également « points d’assentiment » -, en lien avec les 12 méridiens principaux, ainsi qu’avec le système ganglionnaire sympathique.
Le travail sur ces points va avoir un effet calmant sur le cheval et une action de rééquilibrage sur l’organe ou le viscère correspondant, favorisant ainsi l’ « é-ki-libre » général de l’organisme.
Etant donné que c’est justement à cet endroit que se pose – dans certains cas, on peut dire « pèse » ! – la selle, vous comprenez déjà que la circulation de l’énergie dans le méridien Vessie est entravée par la seule présence de la selle sur le dos du cheval.
Vu sa position le long de la colonne vertébrale et donc de la moelle épinière, le méridien Vessie est en étroite relation avec le système nerveux central, de même qu’avec le liquide céphalo-rachidien, la dure-mère, le mouvement respiratoire primaire, ainsi que tous les fascias du corps (thérapie crânio-sacrée).
Un travail régulier sur le méridien Vessie permet ainsi de stimuler les systèmes régulateurs face au stress et d’entretenir la faculté d’adaptation du cheval.
La détente que ce travail amène va soulager voire éliminer certains problèmes de dos, en invitant le cheval à évacuer, à lâcher les tensions, et par voie de conséquence, à retrouver une harmonie corporelle globale, entre autres grâce à un dos – rappelons que ce dos est le « pont » entre l’arrière-main et l’avant-main du cheval – en bonne santé et une libre circulation entre les différentes zones du corps.
Enfin, travailler sur le méridien Vessie – qui fait partie, avec le méridien Rein, de l’élément Eau – va encourager l’organisme à lâcher aussi les toxines accumulées lors de la séance.
Il s’agira alors d’un véritable drainage, à l’issue duquel il est fort probable que le cheval urine.

https://youtu.be/dDRSBGHY-BE

Même si sa qualité est médiocre – j’essaierai de faire mieux pour les prochains partages  – , la vidéo est très « parlante » car le cheval n’a pas été « préparé » pour réaliser ce film – aucune « tricherie » ou « mise en scène » particulière, lol -.

Beau-M est arrivé tout droit de prairie et j’ai directement posé mes mains sur le méridien Vessie afin de réaliser cette petite vidéo.

Je vous laisse observer la différence entre son agitation du début…. et sa relaxation ainsi que son lâcher prise (produit des gaz, ferme les yeux, mâchouille, baisse la tête etc.) après seulement deux passages.

A vous….

Pensez à adopter une posture qui vous est confortable et efficace, quelle que soit la zone à traiter.

Déliez les articulations des jambes et des bras.

Epaules basses, ouvertes, détendues.

Bassin stable mais mobile.

Dos droit.

Région lombaire souple, détendue mais non relâchée (travaillez à partir de votre Hara).

Sacrum et coccyx ouverts, comme cherchant à s’enraciner dans le sol.

Pieds suffisamment écartés pour une bonne stabilité.

Genoux légèrement pliés.

Respiration abdominale (décontraction musculaire et apaisement de l’esprit).

Respiration lente et profonde.

Soyez à l’écoute de toute tension éventuellement présente dans votre corps et adaptez votre position afin de l’inviter à se dissiper.

Pour exercer les pressions (paume au premier passage et ensuite doigts), le mouvement du corps part des pieds et du Hara.

Avancez votre Hara vers la zone à traiter afin de solliciter le poids de votre corps (et non les muscles).

N’oubliez pas de presser dans l’expir.

Le pied du côté de la main qui travaille est avancé d’un pas.

Pour l’observateur externe, le praticien semble amorcer un pas en avant à chaque pression (j’ai accentué le mouvement en début de vidéo pour que vous puissiez vous en rendre compte).

La main de soutien reste immobile et sert de support pendant le travail.

Pensez toutefois à la déplacer afin que la distance entre vos deux mains n’excède jamais la largeur de vos épaules.

Posez vos mains sur la colonne vertébrale du cheval juste à partir du garrot.

Les articulations des deuxièmes phalanges de vos doigts reposent sur l’arête de la colonne vertébrale du cheval.

Votre main ainsi posée, le méridien Vessie se trouve tout naturellement en contact avec le bas de la paume de votre main, que vous allez utiliser pour le travail en pressions (vous pouvez sentir une dépression naturelle, dans laquelle court le méridien Vessie).

Pensez à réaliser un quart de tour vers la queue du cheval quand vous arrivez au niveau de sa hanche et à ajuster le mouvement de votre corps (vers la tête du cheval).

Avec la pulpe de vos doigts, la pression doit être verticale, douce et progressive.

Adoptez, si besoin, le rythme que le cheval vous indique et tout doucement, emmenez-le vers un rythme lent et profond, favorable à la détente et à la libération des tensions et des toxines.

Bon amusement !!

Pour tout complément d’info ou pour toute question, n’hésitez pas à me contacter.

Au plaisir de partager….

Fabienne,

pour é-ki-libre,

Centre belge de formation en shiatsu équin & soins énergétiques pour le cheval

0479/44.87.47

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